Autrefois, le passage entre le Léon et la Cornouaille s'effectuait par Landerneau. Au début du XIXème siècle, une route relie Brest à un embarcadère qui porte le nom de "Passage" et où un bac à rames permet la traversée vers Plougastel. Un bac à vapeur prendra le relais. La distance reliant les 2 rives était de 700 mètres.

En 1922, un projet voit le jour : la construction d'un pont. Le président du conseil général de l'époque, Jules Albert-Louppe (16 juin 1856 - 5 juillet 1927) obtint la construction de ce pont. Le chantier débuta en 1926, mené par l'ingénieur Eugène Freyssinet.



Le pont comprend trois arches et un double tablier de 888,15 m , largeur 8 m, hauteur 42,50 m. Le tablier inférieur était réservé à une voie de chemin de fer qui n'a jamais vue le jour. Les travaux commencèrent en 1926. Il fut inauguré le 9 octobre 1930 par le Président de la République


En 1944, l’armée allemande détruit la première arche du pont (côté Brest) pour le rendre inutilisable par les Alliés. Il fallut 20 tonnes d'explosifs aux Allemands pour détruire le pont.

Le bac reprend du service durant 3 ans
En 1949, l’ouvrage est réinauguré après élargissement et reconstruction.
En 1994, alors que le pont en deux fois une voie connaissait un trafic moyen de 28 000 véhicules par jour, il y avait de fréquents bouchons qui gênaient les habitants de Plougastel et des alentours pour aller travailler à Brest, c'est pour cela qu'a été construit le second pont de Plougastel, le pont de l’Iroise. Ce second pont signe la fin de la circulation automobile sur le pont ; le pont est maintenant réservé aux deux-roues et aux piétons
Voir aussi les articles sur le viaduc de Morlaix et le pont national (pont de recouvrance).
Vous pouvez également vous replacer ses éléments dans la chronologie de Brest
publié par Gloobulus publié dans : Histoire

Le chemin de fer est arrivé à Brest en 1865 après la construction du Viaduc de Morlaix, qui prit 28 mois entre 1863 et 1865. La voie y franchit la vallée à 62,16 m au dessus du cours d'eau qui y coule, et à 56,74 m au dessus des quais! La longueur totale de l'ouvrage est de 292,02 m.

La gare de chemin de fer l'Ouest Etat fut inaugurée le 25 avril 1865 par Mr. Béhic, ministre des travaux publics représentant l'Empereur Napoléon III.

Trois jours de fêtes en présence de nombreuses personnalités locales, nationales et étrangères, furent organisées à l'occasion de l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Paris à Brest. Le trajet pour Paris durait alors 18 heures.

La construction d’un édifice plus fonctionnel est confiée, en 1932, à un spécialiste des infrastructures ferroviaires, Urbain Cassan. Cette reconstruction fait partie du plan de modernisation du réseau de l’État lancé par Raoul Dautry. Cette gare est en forme d’U fermé par une tour d’horloge-phare située à la jonction de la base du U et d’une aile latérale.

La référence à la Bretagne doit être recherchée dans la sculpture du campanile. Réalisé par un grand prix de Rome, Lucien Brasseur, ce bas-relief, dont seule la partie inférieure subsiste depuis 1944, est façonné dans du granit rose et évoque la Bretagne : pêche, joueur de biniou, procession de femmes vers un calvaire, mégalithes et navires..

Le trajet pour paris durait près de 10 à 12 heures en 1935.
Si ces photos et ce sujet vous ont interessé, allez voir le billet sur le tramway.
Sinon, vous pouvez resituer les évènements du chemin de fer de brest dans la chronologie de Brest.
publié par Gloobulus publié dans : Histoire
Il y a quelques années, lors d'une journée du patrimoine, j'ai pu visiter l'abri Sadi Carnot, et entendre les témoignages de ceux qui ont vécu les évènements de septembre 1944, que beaucoup de brestois ignorent
L'abri Sadi Carnot est creusé en pleine ville de Brest de 1941 à 1942 par Messieurs Estrade et Pommeret. Il s'étend sur une longueur de 560 mètres entre la porte de Tourville (porte de l’arsenal) et la place Sadi Carnot (centre-ville) à une profondeur variable.
Le 31 juillet 1944, les Américains effectuent la percée d'Avranches et foncent vers Brest sans rencontrer de résistance. Le général Patton est persuadé qu'une semaine lui suffira pour faire tomber Brest. Le 7 août, Les premiers blindés américains se trouvent du côté de Milizac. Les troupes américaines qui amorcent un mouvement de contournement de la ville se retrouvent cloués par des tirs d'artillerie. C'est le début du siège de Brest. Il durera 43 jours avant la reddition des Allemands le 18 septembre 1944.
le 14 août, les civils qui se trouvent encore dans Brest évacuent. L'abri Sadi Carnot est alors le siège de ce qu’il reste des services administratifs de la municipalité. Victor EUSEN est alors le Président de la Délégation Spéciale qui assurer la survie des 2 000 Brestois restés dans la cité. La moitié de l’abris (256 mètres) occupée par la population civile (de la place Sadi Carnot à la rue Amiral Linois). La partie occupée par les troupes d'occupation s'étendait de la rue Amiral Linois à la porte Tourville.
Le 3 septembre, le Général Ramcke convoque Monsieur Eusen et lui annonce qu'il se défendra jusqu'au dernier homme dans les fortifications de la ville. Il exige l'évacuation de tous les civils car il a besoin des abris. Mais cele-ci est devenue impossible. Il consent à laisser aux Français une partie de l'abri Sadi Carnot à condition qu’ils n’en sorteny plus. Il accueillait principalement les dirigeants de la Délégation Spéciale, les services municipaux, le service sanitaire, des infirmières de la Croix Rouge, des dirigeants du Secours National, des assistantes sociales, une dizaine de religieuses des Ordres de l'Assomption, de la Providence et de Bon Secours et des membres de la Défense Passive... Du coté allemand il y a des soldats de la division Todt et des parachutistes de la compagnie de réserve.
C'est dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944 qu'a lieu la catastrophe. Nul ne sait exactement ce qui la déclenche : Probablement du à la grande quantité de munitions entreposées coté allemand, à la réserve de carburant, et à l'utilisation d'un groupe électrogène, un incendie éclate dans la nuit.
Ceux qui réagissent rapidement sortent dans les fumés après avoir monté les 154 marches de l’ escalier. Un grondement sourd d'une énorme puissance ébranle la voûte. Ceux qui sont au bout du tunnel sont éjectés comme des fétus de paille. Les autres sont coincés contre la grille qui s'est refermée sous le choc ou mort à l’intérieur. Toutes les munitions ont explosé transformant le long tunnel en un véritable canon. Les flammes s'élèvent à 30 mètres au-dessus de l'entrée. 373 Français sont mort, carbonisés d'un seul coup; 5 à 600 Allemands auraient été tués. Monsieur Victor Eusen est au nombre des victimes.
L'abri Sadi Carnot est remodelé dans les années 60 pour en faire un abri anti-atomique. On peut voir à l'intérieur de l'abri deux grosses portes blindées ainsi qu’un cénotaphe.
Je vous invite à aller voir ce site qui apporte de nombreux témoignages.
Aujourd'hui l'abri Sadi Carnot va être mis en valeur, pour devenir un vrai lieu de mémoire... Profitez des visites des journées du patrimoine pour entendre les derniers survivants, et discuter avec eux...
L'abri Sadi Carnot est creusé en pleine ville de Brest de 1941 à 1942 par Messieurs Estrade et Pommeret. Il s'étend sur une longueur de 560 mètres entre la porte de Tourville (porte de l’arsenal) et la place Sadi Carnot (centre-ville) à une profondeur variable.
Le 31 juillet 1944, les Américains effectuent la percée d'Avranches et foncent vers Brest sans rencontrer de résistance. Le général Patton est persuadé qu'une semaine lui suffira pour faire tomber Brest. Le 7 août, Les premiers blindés américains se trouvent du côté de Milizac. Les troupes américaines qui amorcent un mouvement de contournement de la ville se retrouvent cloués par des tirs d'artillerie. C'est le début du siège de Brest. Il durera 43 jours avant la reddition des Allemands le 18 septembre 1944.
le 14 août, les civils qui se trouvent encore dans Brest évacuent. L'abri Sadi Carnot est alors le siège de ce qu’il reste des services administratifs de la municipalité. Victor EUSEN est alors le Président de la Délégation Spéciale qui assurer la survie des 2 000 Brestois restés dans la cité. La moitié de l’abris (256 mètres) occupée par la population civile (de la place Sadi Carnot à la rue Amiral Linois). La partie occupée par les troupes d'occupation s'étendait de la rue Amiral Linois à la porte Tourville.
Le 3 septembre, le Général Ramcke convoque Monsieur Eusen et lui annonce qu'il se défendra jusqu'au dernier homme dans les fortifications de la ville. Il exige l'évacuation de tous les civils car il a besoin des abris. Mais cele-ci est devenue impossible. Il consent à laisser aux Français une partie de l'abri Sadi Carnot à condition qu’ils n’en sorteny plus. Il accueillait principalement les dirigeants de la Délégation Spéciale, les services municipaux, le service sanitaire, des infirmières de la Croix Rouge, des dirigeants du Secours National, des assistantes sociales, une dizaine de religieuses des Ordres de l'Assomption, de la Providence et de Bon Secours et des membres de la Défense Passive... Du coté allemand il y a des soldats de la division Todt et des parachutistes de la compagnie de réserve.
C'est dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944 qu'a lieu la catastrophe. Nul ne sait exactement ce qui la déclenche : Probablement du à la grande quantité de munitions entreposées coté allemand, à la réserve de carburant, et à l'utilisation d'un groupe électrogène, un incendie éclate dans la nuit.
Ceux qui réagissent rapidement sortent dans les fumés après avoir monté les 154 marches de l’ escalier. Un grondement sourd d'une énorme puissance ébranle la voûte. Ceux qui sont au bout du tunnel sont éjectés comme des fétus de paille. Les autres sont coincés contre la grille qui s'est refermée sous le choc ou mort à l’intérieur. Toutes les munitions ont explosé transformant le long tunnel en un véritable canon. Les flammes s'élèvent à 30 mètres au-dessus de l'entrée. 373 Français sont mort, carbonisés d'un seul coup; 5 à 600 Allemands auraient été tués. Monsieur Victor Eusen est au nombre des victimes.
L'abri Sadi Carnot est remodelé dans les années 60 pour en faire un abri anti-atomique. On peut voir à l'intérieur de l'abri deux grosses portes blindées ainsi qu’un cénotaphe.
Je vous invite à aller voir ce site qui apporte de nombreux témoignages.
Aujourd'hui l'abri Sadi Carnot va être mis en valeur, pour devenir un vrai lieu de mémoire... Profitez des visites des journées du patrimoine pour entendre les derniers survivants, et discuter avec eux...
publié par Gloobulus publié dans : Histoire
Voilà un sujet et un univers que je ne maîtrise pas... Pour ne pas dire de bêtises, j'en dirai le moins possible. Peut-être que vos commentaires pourront apporter un peu plus à cet article.
Toujours-est-il qu'en cherchant, il y a quelques semaines de celà, des images de fresques murales pour mon billet sur le trompe l'oeil, je suis tombé sur une vidéo montrant des graffs du ports de Brest. Je suppose que comme moi, vous n'osez pas forcément allez voir de plus près ce qui vaut pourtant vraiment le coup... alors voici cette vidéo qui nous en montre quelques images.
graff port de brest
envoyé par roqui
Si cette première approche vous donne envie d'en voir plus, voici quelques sites que je vous conseille qui vous proposeront d'autres photos, et surement plus de commentaires également.
Avant, tout le site qui semble etre la référence sur le graff brestois
mais aussi d'autres sites qui proposent des photos
http://www.slideguide.com/port-de-brest-graffiti.htm
http://www.finistere-tourisme.info/graffiti,de,brest,finistere,535a.html
Toujours-est-il qu'en cherchant, il y a quelques semaines de celà, des images de fresques murales pour mon billet sur le trompe l'oeil, je suis tombé sur une vidéo montrant des graffs du ports de Brest. Je suppose que comme moi, vous n'osez pas forcément allez voir de plus près ce qui vaut pourtant vraiment le coup... alors voici cette vidéo qui nous en montre quelques images.
graff port de brest
envoyé par roqui
Si cette première approche vous donne envie d'en voir plus, voici quelques sites que je vous conseille qui vous proposeront d'autres photos, et surement plus de commentaires également.
Avant, tout le site qui semble etre la référence sur le graff brestois
mais aussi d'autres sites qui proposent des photos
http://www.slideguide.com/port-de-brest-graffiti.htm
http://www.finistere-tourisme.info/graffiti,de,brest,finistere,535a.html
publié par Gloobulus publié dans : Culture

J'ai choisi de vous parler de cette manifestation, et plus particulièrement d'un des évènements à Brest, organisé par la bibliothèque des hôpitaux de Brest et sa région, parcequ'il est sur le thème de tout ce dont on parle sur ce blog, c'est à dire sur le thème de Brest et la mer, dans l'histoire et l'actualité :
- Présentation de livres documentaires sur ce thème sur des tables dans le hall de l'hôpital de la Cavale Blanche.
- Exposition sur des grilles dans le hall :
Brest et la mer dans l'histoire : 17ème et 18ème siècles, Vauban, l'Académie de marine, les explorateurs ; la Marine au 19ème et au 20ème siècles ; le Château de Brest ; l'Arsenal.
Brest contemporain : la recherche océanographique ; le port de commerce ; la Rade. Les grandes fêtes nautiques. (Brest 1992 à 2008) La plaisance et le nautisme, navigateurs, régates.
C'est du 22 octobre au 5 novembre, ca ne dure pas longtemps !
Lieu : Bibliothèque des Hôpitaux de Brest et sa Région, à l'hopital de la Cavale Blanche
Sinon, Lire en fête c'est aussi un grand nombre d'autres évènements à Brest et partout ailleurs. Renseignez vous sur ce site !
publié par Gloobulus publié dans : Actualité
