Histoire et culture à Brest

novembre 22, 2007

Pont Albert Louppe

Classé dans : Histoire — Tags:, — gloobulus@gmail.com @ 3:04

Autrefois, le passage entre le Léon et la Cornouaille seffectuait  par Landerneau. Au début du XIXème siècle, une route relie Brest à un embarcadère qui porte le nom de "Passage" et où un bac à rames permet la traversée vers Plougastel. Un bac à vapeur prendra le relais. La distance reliant les 2 rives était de 700 mètres.

En 1922, un projet voit le jour : la construction d’un pont. Le président du conseil général de l’époque, Jules Albert-Louppe (16 juin 1856 - 5 juillet 1927) obtint la construction de ce pont. Le chantier débuta en 1926, mené par l’ingénieur Eugène Freyssinet.

Le pont comprend trois arches et un double tablier de 888,15 m , largeur 8 m, hauteur 42,50 m. Le tablier inférieur était réservé à une voie de chemin de fer qui n’a jamais vue le jour. Les travaux commencèrent en 1926. Il fut inauguré le 9 octobre 1930 par le Président de la République

En 1944, l’armée allemande détruit la première arche du pont (côté Brest) pour le rendre inutilisable par les Alliés. Il fallut 20 tonnes d’explosifs aux Allemands pour détruire le pont.

Le bac reprend du service durant 3 ans

En 1949, l’ouvrage est réinauguré après élargissement et reconstruction.

En 1994, alors que le pont en deux fois une voie connaissait un trafic moyen de 28 000 véhicules par jour, il y avait de fréquents bouchons qui gênaient les habitants de Plougastel et des alentours pour aller travailler à Brest, c’est pour cela qu’a été construit le second pont de Plougastel, le pont de l’Iroise. Ce second pont signe la fin de la circulation automobile sur le pont ; le pont est maintenant réservé aux deux-roues et aux piétons

Voir aussi les articles sur le viaduc de Morlaix et le pont national (pont de recouvrance).

Vous pouvez également vous replacer ses éléments dans la chronologie de Brest

octobre 23, 2007

Gares de Brest

Classé dans : Histoire — Tags:, — gloobulus@gmail.com @ 8:33

Brest - Gare de lOuest-Etat

Le chemin de fer est arrivé à Brest en 1865 après la construction du Viaduc de Morlaix, qui prit 28 mois entre 1863 et 1865. La voie y franchit la vallée à 62,16 m au dessus du cours d’eau qui y coule, et à 56,74 m au dessus des quais! La longueur totale de l’ouvrage est de 292,02 m.

viaduc de Morlaix - construction

La gare de chemin de fer l’Ouest Etat fut inaugurée le 25 avril 1865 par Mr. Béhic, ministre des travaux publics représentant l’Empereur Napoléon III.

Brest - Gare de l’Ouest-Etat
 Trois jours de fêtes en présence de nombreuses personnalités locales, nationales et étrangères, furent organisées à l’occasion de l’inauguration de la ligne de chemin de fer de Paris à Brest. Le trajet pour Paris durait alors 18 heures.

Brest - Gare de l’Ouest-Etat

La construction d’un édifice plus fonctionnel est confiée, en 1932, à un spécialiste des infrastructures ferroviaires, Urbain Cassan. Cette reconstruction fait partie du plan de modernisation du réseau de l’État lancé par Raoul Dautry. Cette gare est en forme d’U fermé par une tour d’horloge-phare située à la jonction de la base du U et d’une aile latérale.

Brest - Gare

La référence à la Bretagne doit être recherchée dans la sculpture du campanile. Réalisé par un grand prix de Rome, Lucien Brasseur, ce bas-relief, dont seule la partie inférieure subsiste depuis 1944, est façonné dans du granit rose et évoque la Bretagne : pêche, joueur de biniou, procession de femmes vers un calvaire, mégalithes et navires..

Brest - Gare - Tour d’horloge - Lucien Brasseur

Le trajet pour paris durait près de 10 à 12 heures en 1935.

Si ces photos et ce sujet vous ont interessé, allez voir le billet sur le tramway.

Sinon,  vous pouvez resituer les évènements du chemin de fer de brest dans la chronologie de Brest.’

octobre 17, 2007

Abri Sadi-Carnot

Classé dans : Histoire — Tags: — gloobulus@gmail.com @ 8:09

Il y a quelques années, lors dune journée du patrimoine, j’ai pu visiter l’abri Sadi Carnot, et entendre les témoignages de ceux qui ont vécu les évènements de septembre 1944, que beaucoup de brestois ignorent

L’abri Sadi Carnot est creusé en pleine ville de Brest de 1941 à 1942 par Messieurs Estrade et Pommeret. Il s’étend sur une longueur de 560 mètres entre la porte de Tourville (porte de l’arsenal) et la place Sadi Carnot (centre-ville) à une profondeur variable.

Le 31 juillet 1944, les Américains effectuent la percée d’Avranches et foncent vers Brest sans rencontrer de résistance. Le général Patton est persuadé qu’une semaine lui suffira pour faire tomber Brest. Le 7 août, Les premiers blindés américains se trouvent du côté de Milizac. Les troupes américaines qui amorcent un mouvement de contournement de la ville se retrouvent cloués par des tirs d’artillerie. C’est le début du siège de Brest. Il durera 43 jours avant la reddition des Allemands le 18 septembre 1944.

le 14 août, les civils qui se trouvent encore dans Brest évacuent. L’abri Sadi Carnot est alors le siège de ce qu’il reste des services administratifs de la municipalité. Victor EUSEN est alors le Président de la Délégation Spéciale qui assurer la survie des 2 000 Brestois restés dans la cité. La moitié de l’abris (256 mètres) occupée par la population civile (de la place Sadi Carnot à la rue Amiral Linois). La partie occupée par les troupes d’occupation s’étendait de la rue Amiral Linois à la porte Tourville.

Le 3 septembre, le Général Ramcke convoque Monsieur Eusen et lui annonce qu’il se défendra jusqu’au dernier homme dans les fortifications de la ville. Il exige l’évacuation de tous les civils car il a besoin des abris. Mais cele-ci est devenue impossible. Il consent à laisser aux Français une partie de l’abri Sadi Carnot à condition qu’ils n’en sorteny plus. Il accueillait principalement les dirigeants de la Délégation Spéciale, les services municipaux, le service sanitaire, des infirmières de la Croix Rouge, des dirigeants du Secours National, des assistantes sociales, une dizaine de religieuses des Ordres de l’Assomption, de la Providence et de Bon Secours et des membres de la Défense Passive… Du coté allemand il y a des soldats de la division Todt et des parachutistes de la compagnie de réserve.

C’est dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944 qu’a lieu la catastrophe. Nul ne sait exactement ce qui la déclenche : Probablement du à la grande quantité de munitions entreposées coté allemand, à la réserve  de carburant, et à l’utilisation d’un groupe électrogène, un incendie éclate dans la nuit.

Ceux qui réagissent rapidement sortent dans les fumés après avoir monté les 154 marches de l’ escalier. Un grondement sourd d’une énorme puissance ébranle la voûte. Ceux qui sont au bout du tunnel sont éjectés comme des fétus de paille. Les autres sont coincés contre la grille qui s’est refermée sous le choc ou mort à l’intérieur. Toutes les munitions ont explosé transformant le long tunnel en un véritable canon. Les flammes s’élèvent à 30 mètres au-dessus de l’entrée. 373 Français sont mort, carbonisés d’un seul coup; 5 à 600 Allemands auraient été tués. Monsieur Victor Eusen est au nombre des victimes.

L’abri Sadi Carnot est remodelé dans les années 60 pour en faire un abri anti-atomique. On peut voir à l’intérieur de l’abri deux grosses portes blindées ainsi qu’un cénotaphe.

Je vous invite à aller voir ce site qui apporte de nombreux témoignages.

Aujourd’hui l’abri Sadi Carnot va être mis en valeur, pour devenir un vrai lieu de mémoire… Profitez des visites des journées du patrimoine pour entendre les derniers survivants, et discuter avec eux…’

octobre 16, 2007

Graffiti

Classé dans : Culture — Tags: — gloobulus@gmail.com @ 2:27

Voilà un sujet et un univers que je ne maîtrise pas… Pour ne pas dire de bêtises, j’en dirai le moins possible. Peut-être que  vos commentaires pourront apporter un peu plus à cet article.

Toujours-est-il qu’en cherchant, il y a quelques semaines de celà, des images de fresques murales pour mon billet sur le trompe l’oeil, je suis tombé sur une vidéo montrant des graffs du ports de Brest. Je suppose que comme moi, vous n’osez pas forcément allez voir de plus près ce qui vaut pourtant vraiment le coup… alors voici cette vidéo qui nous en montre quelques images.

graff port de brest
envoyé par roqui


Si cette première approche vous donne envie d’en voir plus, voici quelques sites que je vous conseille qui vous proposeront d’autres photos, et surement plus de commentaires également.

Avant, tout le site qui semble etre la référence sur le graff brestois

mais aussi d’autres sites qui proposent des photos
http://www.slideguide.com/port-de-brest-graffiti.htm
http://www.finistere-tourisme.info/graffiti,de,brest,finistere,535a.html

octobre 15, 2007

Lire en fête

Classé dans : Actualité — Tags: — gloobulus@gmail.com @ 11:30

Lire en fête à brest

Jai choisi de vous parler de cette manifestation, et plus particulièrement d’un des évènements à Brest, organisé par la bibliothèque  des hôpitaux de Brest et sa région, parcequ’il est sur le thème de tout ce dont on parle sur ce blog, c’est à dire sur le thème de Brest et la mer, dans l’histoire et l’actualité :

- Présentation de livres documentaires sur ce thème sur des tables dans le hall de l’hôpital de la Cavale Blanche.

-  Exposition sur des grilles dans le hall :

Brest et la mer dans l’histoire : 17ème et 18ème siècles, Vauban, l’Académie de marine, les explorateurs ; la Marine au 19ème et au 20ème siècles ; le Château de Brest ; l’Arsenal.

Brest contemporain : la recherche océanographique ; le port de commerce ; la Rade. Les grandes fêtes nautiques. (Brest 1992 à 2008) La plaisance et le nautisme, navigateurs, régates.

C’est du 22 octobre au 5 novembre, ca ne dure pas longtemps !
Lieu : Bibliothèque des Hôpitaux de Brest et sa Région, à l’hopital de la Cavale Blanche

Sinon, Lire en fête c’est aussi un grand nombre d’autres évènements à Brest et partout ailleurs. Renseignez vous sur ce site !’

octobre 3, 2007

Tour Tanguy (1 - Avant guerre)

Classé dans : Histoire — Tags: — gloobulus@gmail.com @ 9:35

Brest - Tour Tanguy

La tour de la Motte Tanguy , appelée également la bastille (ou bastide) de Quilbignon aurait été construite lors de la guerre de succession de Bretagne (1341 – 1364) par les anglais, ou par le seigneur de Quilbignon Tanguy du Chastel, capitaine de Brest dans les années 1340 pour le compte du futur duc de Bretagne Jean IV de Montfort. La devise de la maison “Ma kar Doué”, autrement dit “Si Dieu le veut”, et les armes de la famille se retrouvent au-dessus de la porte principale de la Tour Tanguy.

La tour est construite sur un tertre rocheux en bordure de la Penfeld face au château de Brest et appartient à un système de défense plus sophistiqué en liaison avec le château pour protéger ou empêcher les communications entre les deux rives. Deux autres tours sur la rive droite en font partie. La bastille de Quilbignon, qui fait à un moment office de garnison, échappe en partie aux vicissitudes des différents sièges de Brest et les Anglais la restituent en 1397, au duc Jean IV, fils de Jean de Montfort. Elle connaît ensuite une période de relative tranquillité et de notoriété puisqu’elle devient le siège de la justice des seigneurs du Chastel et cela jusqu’en 1580.

brest - Tour Tanguy - pont National
Elle est ensuite négligée, quasiment ruinée, elle change plusieurs fois de mains et devient la propriété de la famille de Rohan-Guéméné en 1778 puis, en 1786, passe dans le domaine royal avant d’être vendue comme bien national pendant la Révolution au Sieur Cabon qui lui donne son nom. En 1862, l’architecte Barillé se porte acquéreur d’une tour une nouvelle fois en piètre état. Il transforme l’édifice qui lui sert de logement : il installe dans sa partie supérieure un kiosque en briques surmonté d’un chapeau chinois en zinc.

brest - tour tanguy
Son successeur dans les murs de la Tour a laissé une autre impression. Il s’agit du docteur Joseph Thielmans qui se fixe à Brest en 1895. Passionné de musique, il a surtout séduit les Brestois par “sa bonté légendaire” et son dévouement en tant que médecin des pauvres. Avant de quitter Brest, il voit “sa” tour Tanguy sérieusement touchée par un incendie lors du siège de 1944. Les maisons qui l’entourent sont détruites mais les vieilles murailles résistent aux bombes. Le pavillon chinois qui la recouvrait est détruit lors des bombardements.

Brest - Tour Tanguy apres bombardement

source : sillage
Replacer les evenements de la Tour Tanguy dans la chronologie de Brest

septembre 26, 2007

Place Wilson

Classé dans : Histoire — Tags:, — gloobulus@gmail.com @ 8:12

Brest - Place Wilson
Le place Wilson ne prit ce nom qu’en 1918, en hommage au américains débarqués pendant la première guerre mondiale, pour la venue du Président de la République des Etats-Unis, à Brest, le 13 décembre 1918. Auparavant, c’était la place du "Champ de Bataille", tracé dès 1694 par Vauban et aplani en 1704 pour servir de champ de manœuvres aux gardes de la Marine. Sous la Révolution, elle prit le nom de Place de la Liberté, le jour où l’on y planta l’arbre de ce nom, abattu nuitamment en 1816.

Brest - Place du champ de bataille

On y dressa l’autel de la Patrie, puis, plus tard, la Sainte Montagne. Si on y célébra les fêtes décadaires, on y laissa en permanence la guillotine pendant un mois…

Après, la place fut le lieu privilégié des réjouissances : défilés, concerts, fêtes populaires, fête foraine à Noël. Les forçats avaient construit un muretin surhaussé de balustrades qui entourait le kiosque sur lequel la Musique des Equipages de la Flotte et celles des régiments en garnison donnaient leurs concerts fut construit en 1890. Le kiosque avant cette époque nétait qu’une simple estrade de bois.

Brest - Place Wilson

Comme le reste de Brest, elle fut détruite en 1944

Brest - Place Wilson aores le bombardement

Vous pouvez rejoindre la chronologie pour situer les évenements de cette place par rapport aux autres évenements de Brest.

Racontez nous vos annecdotes sur cette place…’

septembre 24, 2007

Chronologie

Classé dans : Histoire — gloobulus@gmail.com @ 9:16

Afin de replacer les éléments dont je vous parle dans leur contexte, je vous propose une chronologie des évenements des différents articles que je mettrai à jour à chaque article. Sa forme évoluera pour être plus lisible quand jaurai un peu de temps.

1341 –  1364 – guerre de succession de Bretagne, Construction de la Tour de la motte Tanguy
1397 – Restitution de la tour Tanguy des Anglais au duc Jean IV
XVII – Construction de la maison de la fontaine
1685 – Les filles de mauvaise vie" Transférées à la prison de Pontaniou
1686 – Arrivée des ambassadeurs siamois
1688 – Destruction de l’église de Keravel pour Construire Saint Louis
1694 – Tracé du champ de bataille par Vauban
1702 – (29 octobre) culte paroissial débute à Saint Louis
1704 – Transformation du Cimetière de l’ancien hôpital de Sainte Catherine en jardin
1704 – Applanissage du champ de bataille pour les manoeuvres
1705 – (28 novembre) Eglise Saint Louis attribuée aux jésuites
1740 – Vente de l’église Saint Louis à la ville
1749 – Construction du Bagne
1750 – Aménagement de la rue Saint Malo
1760 – Construction de la Fontaine (maison de la fontaine - maire Lunven)
1769 – début des travaux du cours d’Ajot (maire Lunven)
1782 – Incendie de la prison de Pontaniou par La belle Tamisier
1793 – Destruction de la chaire et des statues de Charlemagne dans l’Eglise Saint Louis
1794 – L’église Saint Louis est transformée en hopital
1800 – Lancement des travaux de restauration et d’agrandissement du port (Cafarelli)
1800 – suite des travaux du cours d’Ajot (maire Pouliquen, prefet Cafarelli)
1816 – Abbatage de l’arbre de la liberté place du champ de bataille
1845 – Couverture du marché Saint Louis (Marché Pouliquen)
1856 – Début de la construction du pont National
1858 – Fermeture du bagne, envoi des forçats à Cayenne
1861 – Inauguration du pont National
1862 – Barillé ajoute un chapeau chinois en zinc à la tour Tanguy
1865 – Inauguration de la gare  de l’Ouest Etat et de la ligne Paris-Brest
1890 – Construction du kiosque place du champ de bataille
1899 – Garniture des vitraux de l’Eglise Saint Louis
1903 – Apparition du tramway à Brest
1908 – Ligne de tramway Brest – Le Conquet
1918 – Place du champ de bataille renommée place Wilson pour la venue du président américain
1927 – Edification Tour rose par les américains sur le cours d’Ajot
1932 – Fermeture de la ligne de tramway Brest – Le Conquet
1932 – Constructution de la nouvelle gare de Brest

1941 – Destruction de la Tour rose pendant la guerre
1944 - Bombardements

1947 – Apparition du trolley-bus
1958 – Reconstruction à l’identique de la tour des américains sur le cours d’Ajot
1970 – Apparition du bus

septembre 17, 2007

Un tramway à Brest

Classé dans : Histoire — Tags:, — gloobulus@gmail.com @ 9:42

Aujourdhui encore, un projet actuel dont vous avez sûrement entendu parlé m’ammène à me pencher sur le passé :

Brest tramway

Le réseau des tramways de Brest comprenait deux lignes transversales : l’une reliant le Petit-Paris (rue Inkerman) à Saint-Pierre-Pierre-Quilbignon traversait toute la ville par la rue de Siam et le pont tournant, l’autre allait de Kérinou au nord où se trouvait le dépôt, au Port du Commerce au sud, via la gare. Un embranchement de la première ligne gagnait Saint-Marc à l’est. Le parc d’origine comprenait trente motrices à deux essieux à voie métrique, plates-formes ouvertes et accès en angle. L’exploitation était assurée par la Compagnie des Tramways Electriques de Brest. Les deux lignes urbaines disparurent définitivement dans les bombardements de 1944. Le 29 juillet 1947, le trolleybus fit son apparition sur trois lignes. En 1965, le parc atteignit trente-deux véhicules. Les trolleybus disparurent en 1970 laissant à l’autobus, la desserte de la ville.
Brest tramway
Une seconde compagnie, la Compagnie des Tramways Electriques du Finistère, mit en service une ligne indépendante allant de Brest au Conquet. Le succès fut immédiat puisque 13000 voyageurs furent transportés au cours des 20 premiers jours. Trois arguments militaient en faveur du projet :

- faciliter l’accès des brestois aux plages de Sainte-Anne - pour laquelle un embranchement fut exploité entre 1908 et 1918 -, ainsi qu’à celles de Trégana, Porsmilin, du Trez Hir et des Blancs Sablons;
- faciliter le transport des produits alimentaires vers Brest (train "patates")
- pouvoir envoyer rapidement troupes et matériel aux Blancs Sablons si une invasion anglaise se produisait.

Brest tramway

Dans les premières années, de 1903 à 1908, la gare de départ était Saint-Pierre Quilbignon, près de la gare des tramways urbains. On peut encore voir le batiment de nos jours, rue Victor Eusen, en face de l’église.

Brest tramway

Le cahier des charges imposait six allers-retours minimum par jour. Les trains pouvaient comporter trois voitures au plus et la vitesse était limitée à 20 km/h. La ligne suivait le bord de la route départementale quasiment sur toute sa longueur. Le dépôt se trouvait à mi-parcours, à Pont Rohel près de Porsmilin. C’est là aussi que se trouvait l’usine électrique qui fournissait l’énergie nécessaire au fonctionnement des motrices. Le 5 août 1908, la ligne était prolongée jusqu’à la Porte du Conquet à Recouvrance, suivant grosso modo le tracé actuel du boulevard de Plymouth.

Brest tramway

La ligne sera fermée le 5 octobre 1932 après avoir été exploitée durant les dix dernières années par la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux du Finistère (CFDF). Comme pour d’autres lignes de cette compagnie, celle du Conquet sera remplacée par un service de bus.

Ma principale source d’information et des photos vient du site du musée des transport

septembre 14, 2007

Halles et église Saint Louis

Classé dans : Histoire — Tags:, — gloobulus@gmail.com @ 10:12

Aujourd’hui c’est le projet des nouvelles halles Saint Louis qui m’a inspiré une petite réflexion sur son passé.

Brest Eglise Saint Louis - Marché Pouliquen

Ce marché a été appelé Le marché Pouliquen, nom du maire de Brest en 1800, qui désirait couvrir le marché de la place Saint-Louis. Il fut couvert en 1845, sous le mandat de Mr Lettré. Il était constitué de deux corps de galeries couvertes séparées par une cour pavée. En 1896, grâce à la maîtrise de lacier, on utilisa une ossature métallique pour couvrir cette cour. La structure du bâtiment rappelle celle des halles de Paris

Brest Eglise Saint Louis - Marché Pouliquen

Ce marché a été construit à coté de l’église Saint Louis, édifiée à la fin du XVIIème siècle. A l’époque Vauban chargea l’architecte Garanjeau de dresser les plans de l’église sur le terrain de Kéravel afin qu’elle domina le port et la rade. Mais les Jésuites qui faisaient construire leur séminaire, caserne Guépin, entreprirent le Roi pour que l’église soit construite près du séminaire, au grand dam de la municipalité et de la population. En février 1688 par ordonnance royale, on procéda à la démolition des murs de l’église en construction à Kéravel.
Le 29 octobre 1702, le culte paroissial a été transféré des Sept-Saints à Saint-Louis

Brest Eglise Saint Louis - Marché Pouliquen

"Un arrêt du 28 novembre 1705 attribua définitivement l’église Saint Louis aux Jésuites qui devenaient propriétaires, sans bourse déliée", mais l’abbé Roignant, curé, est autorisé à en jouir (après dix heures du matin) jusqu’à la construction d’une église spéciale pour la paroisse Le coût de la construction ayant été à la charge de la municipalité. En 1740 les Jésuites consentirent à rendre à la ville l’église Saint Louis moyennant 50 000 livres. En 1794, l’église est transformée en hôpital

L’église contenait un maître-autel de marbre rouge, don du roi Louis XV, des colonnes de marbre, apportées de Honfleur. La chaire à prêcher et les statues de Charlemagne et de saint Louis sont détruites le 30 décembre 1793. Les orgues se composent de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons et 2672 tuyaux.

Brest Eglise Saint Louis

Les fenêtres des bas-côtés sont garnies de vitraux en 1899. Au nord, les trois vitraux modernes sont consacrés à la vie de saint Louis et dus à M. Paul Bony. Au sud, les onze vitraux modernes des grandes fenêtres représentent des saints et sont dus à M. Rocher. Les vitraux modernes des petites fenêtres sont dus à M. Jacques Bony. On y trouve deux belles statues en pierre blanche de saint Pierre et de saint Paul, oeuvres de M. Trischler et qui décorent les niches de la façade de chaque côté du portail.

Brest Eglise Saint Louis - Marché Pouliquen bombardés

L’église et le marché sont détruits en 1944…’

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